
À l’ouverture de la 23ème édition du Salon « Maroc in Mode » à Casablanca, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a dévoilé la feuille de route du secteur : moins de sous-traitance CMT, plus de production locale de tissus et de fils, et un investissement de 2,3 milliards porteur de 7 000 emplois.
Le Maroc veut tourner la page de la sous-traitance pure. C’est le message délivré mardi à Casablanca par Omar Hejira, ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, chargé du Commerce extérieur, à l’occasion de l’ouverture de la 23ème édition du Salon international du textile et de l’habillement « Maroc in Mode ».
Le Royaume ambitionne en effet de ramener progressivement à 50 %, contre 77 % actuellement, la part du modèle de sous-traitance CMT (coupe, confection et finition) dans ses exportations de vêtements. Un objectif ambitieux, qui passera, selon le ministre, par le renforcement de la production locale de tissus et de fils et par le développement de l’intégration industrielle de la filière.
Près de 80 % des tissus et fils importés
Le défi est de taille : près de 80 % des tissus et fils utilisés par les industriels marocains sont aujourd’hui importés. M. Hejira a plaidé pour le développement de filières locales capables de fournir les intrants nécessaires à l’industrie nationale, afin de réduire sa dépendance aux marchés extérieurs et de mieux la prémunir contre les fluctuations des coûts d’approvisionnement. « Il est nécessaire de faire évoluer le modèle industriel du secteur vers une production davantage intégrée », a-t-il insisté.
Un investissement de 2,3 milliards de dirhams
Dans cette perspective, le ministre a annoncé le déploiement prévu l’année prochaine d’un investissement de 2,3 milliards de dirhams, qui devrait générer 7 000 emplois, avec 80 % de la production destinée à l’exportation. Ce projet contribuera au renforcement de la production nationale de matières premières et à une meilleure intégration de la chaîne de valeur textile. Le développement de ces activités constitue, selon lui, « un levier essentiel pour accroître la valeur ajoutée industrielle et consolider la compétitivité des entreprises marocaines ».
Cap sur l’Afrique et la ZLECAF
Au-delà de l’intégration industrielle, Hejira a appelé les opérateurs du secteur à tirer davantage profit des infrastructures logistiques et portuaires du Royaume ainsi que de sa proximité avec les marchés internationaux pour diversifier leurs débouchés, notamment en Afrique. Il a également mis en avant les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), soulignant que le textile marocain dispose de l’expertise nécessaire pour renforcer sa présence sur les marchés du continent et consolider son positionnement à l’international. map



