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De Dakhla à Tanger : la carte des sept projets qui vont changer l’accès à l’eau

Sept projets PPP, deux déjà en chantier et cinq en phase de passation, pour un investissement cumulé de 25,3 MMDH. Objectif : produire plus de 800 Mm³/an d’eau dessalée, dont une large part destinée à l’irrigation agricole.

Dakhla et Casablanca-Settat ouvrent la voie

Deux projets sont d’ores et déjà en cours de réalisation, pour 9 MMDH au total.

À Dakhla, le ministère de l’Agriculture fait construire une unité de dessalement alimentée par un parc éolien de 40 MW, extensible à 60 MW. D’un coût de 2,5 MMDH (dont 2,16 MMDH pour le dessalement et l’éolien, et 338 MDH pour le réseau d’irrigation), elle produira 37 Mm³/an, dont 30 Mm³ pour irriguer environ 5.000 ha et 7 Mm³ pour l’eau potable de la ville et ses environs. Un modèle hybride qui couple dessalement et énergie renouvelable.

À Casablanca-Settat, l’ONEE pilote le projet le plus imposant : 6,5 MMDH pour une capacité de 300 Mm³/an (200 Mm³/an en phase 1), dont 250 Mm³ pour l’eau potable et 50 Mm³ pour l’irrigation. Un ouvrage à l’échelle de la métropole.

Cinq projets en passation pour 16,3 MMDH

La deuxième vague est en phase de passation :

  • Guelmim-Oued Noun : dessalement pour l’irrigation de 5.040 ha, porté par le ministère de l’Agriculture (2,03 MMDH) ;
  • Gharb : irrigation de 30.000 ha par l’ORMVA du Gharb (2,99 MMDH) ;
  • Sidi Rahal : irrigation de 8.000 ha (724,59 MDH hors expropriations) ;
  • Oriental : dessalement de 300 Mm³/an par l’ONEE (6,532 MMDH) ;
  • Tanger-Tétouan-Al Hoceima : dessalement de 150 Mm³/an par l’ONEE (4,035 MMDH).

Une stratégie à double usage

Les projets combinent systématiquement eau potable et irrigation. La dominante agricole est nette : quatre projets sur sept concernent directement l’irrigation, avec des périmètres de 5.000 à 30.000 ha. Le dessalement devient ainsi un instrument de politique agricole autant qu’un levier de sécurisation de l’eau potable.

Avec 25,3 MMDH engagés et plus de 800 Mm³/an de capacité projetée, le Maroc fait du dessalement une infrastructure structurante. La combinaison avec l’éolien à Dakhla et la répartition géographique des projets (Dakhla, Casablanca, Oriental, Tanger, Guelmim, Gharb, Sidi Rahal) dessinent une réponse à la fois côtière et agricole aux contraintes hydriques.

Source: RAPPORT SUR LES ETABLISSEMENTS ET ENTREPRISES PUBLICS 2027

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