
- Le groupe espagnol concentre désormais ses ressources sur l’Espagne, l’Italie, les États-Unis et le Mexique.
- Ses charges opérationnelles passent d’environ 32 à 15 millions d’euros, après une restructuration internationale.
- Greening envisage de nouvelles acquisitions pour soutenir sa croissance, tout en préservant son équilibre financier.
Le groupe espagnol Greening a réduit de plus de 50 % ses coûts opérationnels par rapport à l’année précédente, dans le cadre d’un vaste plan de restructuration qui prévoit notamment son retrait du Maroc et de la France, ainsi que la fermeture de ses activités en Allemagne avant la fin de 2026.
Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre de son plan stratégique à l’horizon 2030. L’entreprise entend désormais concentrer ses ressources sur quatre marchés jugés plus prometteurs : l’Espagne, l’Italie, les États-Unis et le Mexique.
Selon Felipe García, directeur financier de Greening, les charges opérationnelles du groupe sont passées d’environ 32 millions d’euros à 15 millions d’euros. Cette baisse résulte d’une série de mesures portant sur la simplification de la structure organisationnelle et juridique, la réduction des effectifs, la révision des contrats et des prestations externes, ainsi que la maîtrise des dépenses.
Le groupe estime avoir stabilisé sa structure de coûts par rapport à son chiffre d’affaires et être désormais en mesure de poursuivre son plan de développement, notamment après l’augmentation de capital réalisée auprès des investisseurs.
Le Maroc et la France sacrifiés au nom de la rentabilité
Le retrait de plusieurs marchés internationaux s’est traduit par la cession de projets, l’abandon de développements jugés insuffisamment rentables et la réduction des effectifs dans les pays concernés.
Au Maroc, Greening intervenait dans les projets liés à l’eau et à la production décentralisée d’énergie. D’après son directeur financier, les activités liées à l’eau nécessitaient des effectifs importants en raison du caractère manuel des travaux, ce qui pesait sur leur rentabilité.
En France, le groupe a cédé certains projets de développement de parcs énergétiques ou abandonné ceux dont les perspectives de réalisation étaient jugées insuffisantes.
L’Allemagne constitue la prochaine étape de ce désengagement. Greening y détient encore un parc en développement et un autre en construction, mais prévoit de quitter le marché avant la fin de l’année 2026.
La direction justifie cette décision par le coût de la main-d’œuvre, les dépenses logistiques et les besoins de financement associés aux projets. Le groupe privilégie désormais des activités dont les cycles de maturation et de récupération du capital sont plus courts.
De nouvelles acquisitions, mais sous conditions
Après les opérations concernant EiDF et Energy Solar Tech en 2026, Greening étudie de nouvelles possibilités d’acquisition. L’objectif est d’intégrer des activités complémentaires capables de contribuer rapidement aux résultats, sans fragiliser sa situation financière.
Pablo Otín, directeur général du groupe, souligne que les acquisitions devront créer de la valeur et s’inscrire dans une gestion rigoureuse du bilan. La direction entend ainsi éviter toute opération susceptible de générer des tensions financières supplémentaires.
Parmi les axes de développement identifiés figure GreenSol, la plateforme regroupant les activités d’ingénierie et de construction de Greening et d’Energy Solar Tech, notamment dans les sous-stations et les lignes électriques. Le groupe considère cette activité comme un relais de croissance potentiel pour 2027.
Lidera Energía, spécialisée dans la commercialisation et les solutions énergétiques, est également présentée comme une activité bien positionnée. En revanche, l’expansion de la plateforme de biométhane apparaît plus difficile.
Dans le recyclage et la valorisation des panneaux photovoltaïques, regroupés au sein de Relive, des acquisitions pourraient également être envisagées à terme. Aucune opération n’est toutefois actuellement à l’étude dans ce segment, et toute décision devra être prise avec le partenaire de Greening.
Le groupe affiche désormais une priorité claire : disposer d’une structure de coûts adaptée à son nouveau modèle économique, générer des flux de trésorerie et allouer son capital de manière disciplinée.
Source : , elEconomista,



