Maroc: Le Pakistan annonce l’arrestation d’un passeur impliqué dans la tragédie maritime au en 2025

L’Agence fédérale d’enquête (FIA) a annoncé dimanche avoir arrêté un passeur impliqué dans la tragédie maritime survenue au Maroc en 2025, qui avait causé la mort d’au moins 15 Pakistanais, affirmant qu’elle appliquerait une politique de « tolérance zéro » contre le trafic d’êtres humains.
Environ 80 passagers se trouvaient à bord du navire malchanceux, parti de Mauritanie et se dirigeant vers les îles Canaries en Espagne, avant de chavirer près du port de Dakhla, au Sahara occidental, en janvier 2025. Le Pakistan a indiqué qu’au moins 13 personnes avaient perdu la vie dans l’incident, tandis que 21 de ses ressortissants avaient survécu.
Les Pakistanais sont souvent parmi ceux qui se noient sur des bateaux surchargés entreprenant ces voyages dangereux en Méditerranée, qui sépare l’Afrique du Nord de l’Europe. Islamabad a lancé ces dernières années une répression contre les passeurs qui attirent les populations pauvres pour effectuer ces voyages illégaux par mer contre de l’argent.
La FIA a déclaré dans un communiqué que le suspect, Qasid Ali, figurait dans le Livre rouge de la FIA des trafiquants/passeurs les plus recherchés. Ali a été arrêté à Gujranwala, et plusieurs affaires étaient déjà enregistrées contre lui.
« La personne arrêtée était un opérateur clé d’un réseau international de trafic humain », a indiqué la FIA.
Selon l’agence, Ali extorquait des centaines de milliers de roupies à des citoyens en leur promettant faussement de les envoyer en Europe, avant de les transporter vers l’Afrique via des routes illégales.
« Le réseau de passeurs transférait les victimes en Mauritanie, où elles étaient soumises à la torture, au travail forcé et à des traitements inhumains », a ajouté la FIA.
Ces personnes étaient ensuite trompées par des promesses de traversée vers l’Espagne par la mer, après quoi tout contact avec elles était interrompu, selon l’agence.
« Le suspect arrêté fait face à de graves accusations, notamment trafic d’êtres humains, extorsion, travail forcé, fraude et mise en danger de la vie de migrants », précise le communiqué.
L’agence a réaffirmé que sa répression contre le trafic d’êtres humains se poursuivra selon une « politique de tolérance zéro ».
En 2023, des centaines de migrants, dont 262 Pakistanais, se sont noyés lorsqu’un navire surchargé a coulé dans les eaux internationales au large de la ville grecque de Pylos, dans le sud-ouest.
Il s’agissait de l’une des pires tragédies maritimes jamais enregistrées en Méditerranée. agences



