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LICENCIEMENTS CHEZ BMW:Jusqu’à 650’000 euros de prime: les salariés veulent tous partir

Le constructeur automobile BMW prévoit de supprimer jusqu’à 8000 postes d’ici à la fin de 2027, en raison de la crise historique qui touche l’industrie automobile allemande. Pour que les salariés acceptent de quitter l’entreprise et donc éviter les licenciements et un conflit social, il a misé sur un programme de départs volontaires, ouvrant un guichet aux offres particulièrement généreuses.

Face à l’engouement massif des salariés pour les primes de départ proposées, la plateforme informatique a été rapidement surchargée. Le groupe a alors décidé de fermer définitivement le portail le 20 octobre, soit à peine quelques jours après son ouverture et trois semaines avant la date initialement prévue, rapporte le«Handelsblatt». La direction a indiqué avoir «atteint ses objectifs», sans pour autant donner de chiffres précis.

Des primes de départ record

Le quotidien «Handelsblatt» rapporte que BMW s’est montré bien plus généreux que les groupes Mercedes et Volkswagen. Alors que ce dernier avait proposé à la fin de 2024 des primes jusqu’à 400’000 euros et que certains employés de Mercedes étaient partis en 2025 avec des chèques d’un demi-million d’euros, BMW a proposé des indemnités de départ pouvant dépasser, dans certains cas, les 650’000 euros.

Pour ceux qui se décidaient à partir rapidement, des «primes turbo» pouvaient se combiner aux indemnités de départ régulières, calculées sur la base de l’âge et de l’ancienneté. Par ailleurs, certaines clauses du contrat de résiliation prévoyaient la possibilité d’accéder à des avantages habituellement réservés aux retraités de l’entreprise. Certains conserveraient aussi leurs remises sur les véhicules neufs et d’occasion.

Le PDG de BMW, Milan Nedeljkovic, a financé cette vague de départs «turbo» à hauteur de 1 milliard d’euros et espère ainsi économiser plus de 1 milliard d’euros par an. Le programme de départs volontaires s’adressait aux employés de tous les secteurs en dehors de la production et concernait également les cadres supérieurs. Cinq mille salariés auraient déjà signalé leur intérêt à partir depuis début octobre, chaque départ devant être confirmé en interne, afin d’éviter que des départements entiers ne disparaissent du jour au lendemain, rapporte le quotidien de Munich «Süddeutsche Zeitung». 20min.ch

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