
Le Fonds de pension global de l’État norvégien, le plus grand fonds souverain au monde, a affiché ce jeudi une perte de 278 milliards de couronnes (26,388 milliards d’euros) au troisième trimestre, pénalisé par ses investissements en titres à revenu fixe.
Les investissements du fonds — évalués à 2 300 milliards de dollars (environ 2 040 milliards d’euros), qui placent à l’étranger les revenus du pétrole et du gaz de la Norvège — ont enregistré un rendement moyen négatif d’un demi-point de pourcentage en raison des faibles performances de ses portefeuilles d’actions et de titres à revenu fixe.
« Le rendement du fonds a peu varié, s’achevant sur un chiffre légèrement négatif, dans la mesure où la hausse des taux d’intérêt a entraîné un résultat plus faible sur les investissements à revenu fixe », a déclaré dans un communiqué Trond Grande, directeur général adjoint de Norges Bank Investment Management (NBIM), la banque publique qui gère le fonds.
De grandes disparités entre les secteurs
Il a ajouté que « le rendement des actions a également été proche de zéro, bien qu’il y ait eu de grandes différences entre les secteurs ».
Trond Grande a souligné que si les entreprises du secteur de l’énergie ont connu la plus forte hausse, les secteurs « sensibles aux taux d’intérêt », tels que les services collectifs (utilities) et l’immobilier, ont subi un recul.
La part investie en titres à revenu fixe a chuté de 3,5 %, tandis que celle investie en actions a progressé d’un demi-point de pourcentage.
La valeur totale du fonds, qui n’a pas fourni de données cumulées pour les neuf premiers mois de l’année, a diminué de 670 milliards de couronnes norvégiennes (63,597 milliards d’euros) au cours du troisième trimestre.
L’appréciation de la couronne norvégienne face aux principales devises a réduit la valeur du fonds de 472 milliards (44,802 milliards d’euros).
Au 30 septembre dernier, le fonds affichait une valeur de 22 000 milliards de couronnes norvégiennes (2 010 milliards d’euros).
La composition de son portefeuille montre que 72,1 % sont investis en actions, 25,8 % en titres à revenu fixe, 1,6 % dans l’immobilier et 0,5 % dans les infrastructures d’énergies renouvelables.
Le fonds pétrolier norvégien avait affiché un bénéfice de 1 750 milliards de couronnes (160 milliards d’euros) jusqu’en juin, soit le plus grand gain semestriel de son histoire.
Ce résultat du premier semestre avait été stimulé par la bonne tenue du marché boursier, en particulier les valeurs technologiques des entreprises asiatiques, ce qui avait permis d’atteindre un rendement moyen de 9,4 % pour le portefeuille du fonds. EFE) –


