La Russie expédie 40.000 tonnes de diesel vers les États-Unis malgré les tensions

La Russie promet jusqu’à 3,5 millions de tonnes de diesel dans le cadre de son accord avec Trump qui fait baisser les prix de 5 à 6 %
La Russie prévoit d’expédier, jeudi 22 octobre, une première cargaison de 40.000 tonnes de diesel vers les États-Unis. Cette livraison s’inscrit dans l’accord énergétique conclu le 9 octobre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, alors que les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes ont fragilisé l’approvisionnement intérieur.
Une première livraison de 40.000 tonnes
Moscou s’apprête à envoyer aux États-Unis son premier chargement de diesel dans le cadre de l’accord conclu entre les présidents russe et américain. Le départ du navire, chargé de 40.000 tonnes de carburant, est prévu jeudi depuis un port russe de la Baltique, a annoncé mercredi le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, cité par l’agence TASS.
D’autres cargaisons devraient suivre. Selon le responsable russe, les livraisons seront toutefois limitées par les capacités des raffineries nationales. Le niveau d’approvisionnement envisagé ne devrait être atteint qu’à la fin de l’année.
Moscou assouplit ses restrictions à l’exportation
L’accord intervient dans un contexte délicat pour le marché russe des carburants. Les attaques ukrainiennes contre plusieurs raffineries ont affecté la production d’essence et de diesel, contribuant à des tensions sur l’approvisionnement intérieur et à une hausse des prix à la pompe.
Pour stabiliser son marché, Moscou avait renforcé les restrictions sur les exportations de carburants. Ces mesures ont été partiellement assouplies afin de permettre l’exécution de l’accord avec Washington.
La Russie prévoit désormais d’exporter plus de 300.000 tonnes de diesel vers les marchés américain et international, puis 500.000 tonnes supplémentaires en novembre et un million de tonnes par la suite. Alexandre Novak a également évoqué la possibilité d’atteindre jusqu’à 3,5 millions de tonnes d’exportations d’ici à la fin de l’année.
Les marchés réagissent à l’annonce
Vladimir Poutine a affirmé que l’annonce de l’accord avait immédiatement entraîné une baisse de 5 à 6 % des prix sur le marché international. Cette évolution, rapportée par le président russe, souligne la sensibilité des marchés aux perspectives d’approvisionnement en produits pétroliers.
L’émissaire américain Steve Witkoff a, de son côté, remercié Moscou au nom de Donald Trump pour sa décision d’approvisionner les États-Unis.
Un équilibre délicat entre exportations et besoins intérieurs
Pour la Russie, l’enjeu consiste à honorer ses engagements à l’étranger sans aggraver les tensions sur son propre marché des carburants. Alexandre Novak a assuré que les volumes exportés dépendraient des capacités de raffinage disponibles et que les approvisionnements des autres pays devraient progressivement retrouver leur niveau antérieur.
Au-delà de cette première cargaison, l’accord entre Moscou et Washington place les flux de diesel au cœur d’une relation énergétique qui reste marquée par les sanctions, les contraintes de production et les tensions géopolitiques.
Point de vigilance éditorial : les volumes annoncés pour la fin de l’année sont des projections russes, et non des livraisons déjà réalisées. De même, la baisse de 5 à 6 % des prix internationaux est attribuée à Vladimir Poutine dans le texte source ; elle ne doit pas être présentée comme un effet confirmé indépendamment.



