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Aucun candidat ne fait consensus pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU

Les grandes puissances ne sont pas parvenues vendredi à se mettre d’accord sur un candidat pour succéder à António Guterres à la tête de l’ONU. Cette indécision ouvre la voie à de possibles nouvelles candidatures.

Quatre femmes et trois hommes tentent à ce jour de succéder à l’actuel chef de l’ONU, 77 ans. Il terminera, le 31 décembre, son deuxième mandat de cinq ans à la tête de cette institution minée par les crises et les divisions.

Au terme d’un scrutin qui n’est encore qu’indicatif, aucun des sept n’a réussi à échapper à un vote négatif de l’une des cinq grandes puissances (Grande-Bretagne, France, Etats-Unis, Chine et Russie) sur les quinze qui composent le Conseil.

Jusqu’à présent, la Costaricaine Rebeca Grynspan, 70 ans, qui dirigeait l’agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced), faisait la course en tête.

Nouvelles candidatures?

Avec neuf « encourage », Rebeca Grynspan arrive encore en tête de ce scrutin, mais elle a également reçu cinq « décourage », dont deux émanant de membres permanents, et un « sans opinion ». Derrière elle arrive l’actuel dirigeant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi, 65 ans. En troisième position figure Carolyn Rodrigues-Birkett, 53 ans, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana.

A tout moment, un nouveau postulant peut se déclarer.

En 1996, « Kofi Annan n’était pas candidat et il est apparu un jour avant d’être élu », rappelait récemment une source diplomatique.

Pression des Etats-Unis

Ce processus de vote intervient alors que l’ONU traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, le multilatéralisme qu’elle défend étant largement mis à mal par des pays qui jusqu’alors le défendaient, comme les Etats-Unis.

Le représentant permanent des Etats-Unis à l’ONU, Mike Waltz, a tracé la feuille de route de Washington pour le poste: il faut, selon lui, « une réforme des opérations de maintien de la paix, une réforme budgétaire, et davantage de rigueur » et réduire la bureaucratie et les frais de structure ».

Tensions internationales et financières

L’ONU est également confrontée à une multiplication des conflits dans le monde et de graves difficultés financières.

Le mois dernier, António Guterres faisait l’amer constat que « chaque jour, les choses empirent un peu ». « Il n’y a aucune amélioration nulle part », a-t-il insisté, lâchant même qu’il n’avait « aucun pouvoir. »

Une cheffe de l’ONU?

Selon une tradition géographique pas toujours respectée, l’Amérique latine revendique cette fois le poste. De nombreux pays poussent également pour qu’une femme prenne pour la première fois la tête de l’ONU.

afp/lbl

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