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Maroc : le FEC augmente fortement le rythme d’exécution des projets publics

Le Fonds d’Équipement Communal (FEC) change de braquet. Au terme du premier trimestre 2026, l’institution affiche une dynamique opérationnelle , portée par un doublement de ses flux de financement vers les collectivités.

L’indicateur est saisissant : les décaissements de prêts ont plus que doublé pour atteindre 608 MDH à fin mars 2026. Le fait qu’ils aient plus que doublé indique une accélération concrète des investissements sur le terrain. Cela peut s’expliquer par :

  • le déblocage de projets retardés auparavant
  • une meilleure exécution administrative
  • ou une montée en cadence des chantiers

En parallèle, les engagements de prêts se sont établis à 779 MDH sur la même période, affichant une progression de plus de 10 % par rapport à l’année précédente. Cette vitalité confirme que la demande des collectivités pour le financement de leurs projets d’équipement reste sur une trajectoire ascendante.

Cette évolution significative traduit la dynamique des investissements des acteurs territoriaux observée au cours des dernières années. Parallèlement, les créances sur la clientèle ont enregistré une
progression de 1,4% en glissement annuel, pour s’établir à plus de 27 MMDH à fin mars 2026.

Le FEC continue de démontrer sa résilience et son agilité sur le marché financier national. Les derniers chiffres publiés au premier trimestre 2026 révèlent une gestion rigoureuse de l’encours de la dette, tout en actant un virage stratégique vers les marchés de capitaux.

L’encours global des ressources d’emprunt s’établit à 22 325 millions de dirhams (MDH) à la fin mars 2026. Ce chiffre témoigne d’un léger désendettement de 1,5 % par rapport à l’année précédente (22 666 MDH en mars 2025), confirmant la maturité du portefeuille de l’institution.

L’élément le plus frappant de cette livraison financière est sans conteste la transformation du mix de financement. En l’espace de douze mois, la part des emprunts obligataires a bondi de 31 % à 36 % du total des ressources.

Dépendance extérieure en recul

Parallèlement à son offensive sur le marché domestique, le FEC semble opérer un retrait stratégique des financements internationaux. La part des emprunts financiers extérieurs est passée de 24 % en mars 2025 à 22 % en mars 2026.

Ce rééquilibrage permet de limiter l’exposition au risque de change dans un contexte économique global volatil, tout en capitalisant sur la profondeur du marché local.

Une gestion de trésorerie affinée

Enfin, l’efficacité opérationnelle se lit également dans la réduction drastique des emprunts de trésorerie, qui ne représentent plus que 1 % de la structure globale. Cette baisse de moitié souligne une gestion prévisionnelle des flux de trésorerie de plus en plus fine, minimisant ainsi le recours aux financements de court terme, souvent plus coûteux.

Avec des dettes subordonnées stables à 5 %, le FEC maintient une assise financière solide, prête à soutenir les futurs projets d’équipement des collectivités territoriales.

Au terme du T1 2026, le PNB s’est établi à 166 MDH, soit un niveau similaire à celui enregistré au cours de la même période de l’année précédente. Cette évolution tient compte principalement de la baisse,
en 2025, des taux d’intérêt appliqués par le FEC aux prêts consentis aux Collectivités Territoriales.

La Banque continue de renforcer ses fonds propres (Tier one) qui ont atteint 5 677 MDH à fin mars 2026 et de consolider durablement son assise financière, note un communiqué.

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