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KGHM mise sur le Maroc pour sécuriser ses approvisionnements en cuivre

Le producteur de cuivre KGHM cherche à investir dans des mines en Europe et au Maroc afin de sécuriser ses approvisionnements en minerai à proximité de sa base de fonderie en Pologne et de réduire ses coûts logistiques, a déclaré mercredi son directeur général.

KGHM, qui exploite la mine de Robinson aux États-Unis et détient 55% du projet Sierra Gorda au Chili en plus de ses actifs en Pologne, a signé le mois dernier un mémorandum avec l’Office national des hydrocarbures et des mines du Maroc (ONHYM) et le groupe minier marocain Managem, portant sur la coopération dans les matières premières.

« Nous recherchons des opportunités pour disposer de ressources plus proches de nos sites de fonderie en Pologne », a indiqué le PDG de KGHM, Remigiusz Paszkiewicz, dans un entretien accordé à Reuters à Santiago, au Chili.

« Le Maroc est une bonne option. Il existe également au moins une opportunité en Europe. Nous analysons actuellement la composition des gisements », a-t-il ajouté, sans préciser le pays européen concerné.

KGHM a envoyé des géologues au Maroc et attend un premier rapport, dont les résultats sont attendus dans les deux prochaines semaines, a-t-il précisé.

Selon le dirigeant, le projet marocain pourrait servir à la fois l’approvisionnement du groupe et le marché mondial, KGHM souhaitant rester actif dans le négoce de concentrés. Un peu plus de la moitié de la production de cuivre de KGHM, estimée à 710.000 tonnes en 2025, provient de ses propres concentrés.

Le groupe public polonais entend maintenir ses investissements dans les mines nationales tout en explorant des opportunités en Amérique latine et ailleurs, notamment au Chili et en Argentine.

« Mais le monde continue de changer », a-t-il souligné, évoquant la possibilité de transformer progressivement sa fonderie de Legnica en unité de recyclage.

KGHM prévoit de présenter sa nouvelle stratégie à la fin du trimestre. Le groupe étudie également l’extension de sa chaîne de production aux États-Unis, sans pour autant envisager nécessairement la construction d’une fonderie de cuivre sur place. agences

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