CommuniquésEconomie

Espagne : des saisonnières préparées à créer leurs propres projets au Maroc

Le projet Wafira II, financé par l’Union européenne, a formé 225 travailleuses saisonnières marocaines à Huelva (Espagne) à l’entrepreneuriat, au développement personnel et à l’éducation financière. À la mi-mai 2026, le programme atteignait 75 % d’exécution, avec 37 sessions de formation réalisées. L’objectif est de renforcer l’autonomie économique de ces femmes à leur retour au Maroc.

Le projet Wafira II a dépassé la moitié de sa phase de mobilité à Huelva, avec une avancée significative de son parcours de formation, d’accueil et d’activités complémentaires destiné à 225 femmes saisonnières marocaines participant à la campagne agricole de Huelva. Le calendrier opérationnel du projet à Huelva enregistre déjà plus de 40 événements réalisés sur près de 60 prévus, ce qui représente environ 75 % d’exécution du calendrier global.

Selon les indications fournies dans un communiqué de presse, dans le domaine strictement formatif, 37 des 42 sessions prévues pour sept groupes ont été développées. Quatre de ces groupes ont déjà terminé leur parcours de formation, tandis que trois se trouvent dans la phase finale du processus.

Cette avancée confirme la « consolidation » du modèle Wafira II à Huelva, une intervention qui combine formation à l’entrepreneuriat, développement personnel, éducation financière, médiation interculturelle et activités complémentaires visant à renforcer l’autonomie économique des participantes en vue de leur retour au Maroc.

« UN EFFORT LOGISTIQUE »

Les responsables de l’organisation ont souligné que le développement du programme à Huelva exige une organisation complexe. Les sessions se déroulent en dehors des horaires de travail et nécessitent une coordination permanente entre l’équipe technique, les coopératives, les agriculteurs et agricultrices employeurs, les médiatrices interculturelles, l’équipe pédagogique et les femmes participantes elles-mêmes.

« Wafira II ne peut pas être compris seulement comme un programme de formation. C’est aussi un exercice de coordination territoriale très exigeant, car chaque session implique de la logistique, des déplacements, des adaptations d’horaires et une collaboration directe avec les exploitations agricoles », explique Natalia Aguilera, directrice de Cooperativas Agro-alimentarias de Huelva.

L’un des facteurs clés pour le développement du projet est l’implication des agriculteurs et agricultrices de Huelva. Leur collaboration s’avère « décisive » pour concilier le travail pendant la campagne avec la formation, favoriser l’organisation des groupes et soutenir le développement du programme dans des conditions réelles.

Cooperativas Agro-alimentarias de Huelva souligne que cet engagement témoigne « d’une évolution du rôle du secteur agricole dans la migration circulaire ».

« Le secteur ne se contente pas de fournir un emploi pendant la campagne, il contribue également à ce que cette expérience puisse générer des opportunités d’avenir pour les femmes dans leurs communautés d’origine », ajoute Natalia Aguilera.

UN PROJET À DIMENSION SOCIALE

Le projet renforce ainsi la dimension sociale de la campagne agricole de Huelva et positionne le territoire comme un espace de coopération, de formation et de responsabilité partagée.

Dans les semaines à venir, les sessions de formation restantes seront achevées, ainsi que plusieurs activités complémentaires liées au territoire, des rencontres avec des entrepreneurs et la clôture institutionnelle de la phase espagnole.

La clôture de cette étape permettra de relier le travail réalisé à Huelva avec la phase ultérieure de retour au Maroc, où les participantes poursuivront le processus d’accompagnement pour avancer dans la définition et la possible mise en œuvre de leurs initiatives économiques.

(EUROPA PRESS) –

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page