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La France appelle ses ressortissants à quitter le Mali dans les plus brefs délais

La France a recommandé, ce mercredi, à ses ressortissants présents au Mali de « planifier un départ temporaire dans les plus brefs délais via les vols commerciaux encore disponibles », et ce, en raison de l’instabilité persistante dans certaines villes du nord du pays.

Dans des « consignes actualisées » publiées aujourd’hui, le ministère français des Affaires étrangères a estimé que la situation sécuritaire au Mali « demeure très volatile », appelant à « éviter impérativement tout déplacement » vers le pays « quel qu’en soit le motif ».

Le Quai d’Orsay a souligné que « face à cette situation évolutive, il est fortement conseillé aux ressortissants français présents au Mali de rester à leur domicile et de rester en contact régulier avec leurs familles et leurs proches pour les tenir informés de l’évolution de leur situation. »

Selon l’Agence France-Presse (AFP), le nombre de Français inscrits auprès des services consulaires au Mali s’élève à 4 200 personnes, auxquels s’ajoutent environ 3 000 non-inscrits. Les deux tiers d’entre eux sont des binationaux résidant principalement dans la capitale, Bamako.

Hier soir, le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, a prononcé un discours à la télévision officielle — son premier depuis les récentes attaques — dans lequel il a affirmé que « la situation est sous contrôle » et que les opérations de « ratissage et de poursuite se poursuivent ».

Le général Goïta a précisé que les récentes attaques armées « ne sont pas isolées, mais s’inscrivent dans un plan plus vaste des groupes terroristes, de leurs parrains internes et externes, ainsi que de ceux qui collaborent avec eux et leur fournissent un soutien logistique ».

Le Mali a été le théâtre, samedi dernier à l’aube, d’attaques simultanées ayant coûté la vie au ministre de la Défense, le général Sadio Camara. Ces assauts ont visé Bamako, Kati, Kona, Mopti, Sévaré, Gao et Kidal, et ont été revendiqués par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM/JNIM), en alliance avec le Front de libération de l’Azawad.

Les autorités officielles maliennes n’ont pas encore communiqué de bilan définitif des victimes de ces attaques. Initialement, le gouvernement avait fait état de 16 blessés civils et militaires. Plus tard, le chef d’état-major général des armées a annoncé que le nombre de morts dans les rangs des assaillants s’élevait à environ 200.

En revanche, l’AFP a cité une source médicale indiquant que l’attaque contre Kati a fait au moins 23 morts parmi les civils et les militaires.

De son côté, la partie adverse, représentée par le Front Azawadien et le JNIM, n’a pas fourni de bilan concernant les pertes au sein de l’armée malienne.

Bien que le calme soit revenu à Bamako et Kati, la ville de Kidal reste sous le contrôle du Front de libération de l’Azawad et de son allié, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. AFP

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