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Or africain : la course aux projets s’intensifie

L’argent qui afflue actuellement vers l’or africain n’est pas spéculatif. Il est structurel. Les budgets d’exploration à travers le continent ont augmenté de 11 %, atteignant 1,44 milliard de dollars l’année dernière, tandis que le financement des junior miners a plus que doublé pour atteindre un niveau proche des records.

Dans le même temps, les banques centrales devraient acheter environ 850 tonnes d’or en 2026, maintenant un plancher solide sous les prix qui ont déjà dépassé 5 500 dollars l’once en janvier. Cette combinaison de flux de capitaux croissants et de demande institutionnelle soutenue crée une fenêtre pour les développeurs capables d’agir rapidement, et cinq entreprises sont particulièrement actives : Lake Victoria Gold, Thor Exploration, Fortuna Mining, Caledonia Mining et Aya Gold & Silver.

La dynamique s’élargit. Les banques centrales africaines, notamment celles de l’Ouganda et du Kenya, ont lancé leurs propres programmes d’achat d’or pour constituer des réserves de change, renforçant le rôle du continent à la fois comme source d’offre et moteur de demande dans un même cycle. Les derniers classements de l’Institut Fraser placent désormais plusieurs juridictions aurifères africaines parmi les 35 meilleures au monde en matière d’attractivité pour l’investissement.

Lake Victoria Gold

Lake Victoria Gold a obtenu un accord de principe contraignant pour une facilité de prêt en or pouvant atteindre 25 millions de dollars, fournie par Monetary Metals et adossée à jusqu’à 6 000 onces d’or. Parallèlement, la société a sécurisé une obligation convertible entièrement financée de 3 millions de dollars menée par un actionnaire majeur de long terme.

Ces deux opérations assurent à la société des liquidités à court terme et une trajectoire financée vers la production sur son projet Imwelo en Tanzanie.

Le prêt en or est non dilutif : le remboursement se fait en onces d’or et non en numéraire, ce qui aligne naturellement le financement sur la production. L’obligation convertible offre un taux d’intérêt de 5 %, avec conversion à 0,31 dollar par action et bons de souscription à 0,40 dollar.

Le PDG Marc Cernovitch affirme que ce financement permettra d’accélérer les travaux sur site et de faire avancer les projets Imwelo et Tembo.

Plusieurs avancées sont en cours en Tanzanie :

  • intégration par le gouvernement de sa participation de 16 % dans les licences Tembo,
  • accord de traitement à façon avec Nyati Resources pour générer des flux de trésorerie précoces,
  • tests métallurgiques confirmant jusqu’à 97 % de récupération de l’or sur Imwelo,
  • intersections de forage atteignant 11,88 g/t,
  • échantillons de surface jusqu’à 35,45 g/t sur Tembo.

Thor Exploration

Thor Exploration a publié un rapport technique NI 43-101 soutenant l’étude de préfaisabilité du projet Douta au Sénégal.

Les résultats indiquent :

  • VAN (NPV5%) de 908 millions de dollars,
  • TRI de 73 %,
  • production de 1 million d’onces sur 12,6 ans,
  • coûts AISC moyens de 1 890 $/oz,
  • investissement initial de 254 millions de dollars.

La première production est visée pour début 2028.

Fortuna Mining

Fortuna Mining a annoncé des résultats de forage positifs sur le gisement Southern Arc au Sénégal, incluant :

  • 6,0 g/t sur 24,1 mètres,
  • pics à 29,8 g/t sur 2,4 mètres,
  • ressource de 6 millions de tonnes à 1,9 g/t,
  • soit 367 000 onces d’or.

Le projet reste ouvert en profondeur et latéralement, avec des campagnes de forage supplémentaires prévues en 2026.

Caledonia Mining

Caledonia Mining a confirmé la continuité des gisements principaux de la mine Blanket au Zimbabwe grâce à des forages profonds.

Résultats clés :

  • zones minéralisées jusqu’à 48 mètres à 4,25 g/t,
  • confirmation du prolongement de l’orebody Lima jusqu’au niveau 34,
  • renforcement de la confiance dans les ressources souterraines.

Aya Gold & Silver

Aya Gold & Silver a lancé une étude de faisabilité sur le projet Boumadine au Maroc, après une évaluation économique préliminaire positive.

Points clés :

  • projet polymétallique à grande échelle,
  • 61 % des revenus issus de l’or, 21 % de l’argent,
  • 10 foreuses actives sur site,
  • 38 000 mètres forés sur un programme total de 360 000 mètres.

L’étude de faisabilité est attendue pour le second semestre 2027.

Le message du secteur est clair : l’Afrique devient un centre stratégique mondial de l’or, soutenu à la fois par les banques centrales, les flux d’investissement et des projets miniers de plus en plus structurés. EQUITY INSIDER

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