
Les apports hydriques cumulés entre septembre et le 20 janvier ont atteint 4,07 milliards de m³, dont 3,6 milliards enregistrés au cours des quarante derniers jours, a indiqué le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, devant la Chambre des conseillers.
Les précipitations cumulées depuis septembre se sont élevées à 121,5 mm, en hausse de 114 % par rapport à la même période de l’an dernier et de 24 % par rapport à la moyenne 1990-2020, des indicateurs qualifiés de « très positifs » par le ministre.
Cette amélioration s’est traduite par une hausse du taux de remplissage national des barrages de 28 % à 48 %, ainsi que par des records d’enneigement, avec une superficie maximale de 55.195 km², un niveau inédit depuis 2018.
Plusieurs bassins ont enregistré des progressions significatives. Le Sebou est passé à 57 % de remplissage (3,17 milliards de m³), avec des lâchers d’excédents de grands barrages. Le Bouregreg-Chaouia a atteint 95,5 % pour une retenue globale de 1,03 milliard de m³, tandis que le Loukkos a progressé à 64,3 % (1,2 milliard de m³).
Le bassin de l’Oum Er-Rbia est passé de 5 % à 24 %, avec plusieurs barrages dépassant leur capacité, et le Souss-Massa a vu ses réserves tripler pour atteindre 52 %, permettant de sécuriser jusqu’à deux années d’approvisionnement dans certaines zones.
Le Tensift a atteint 75,7 %, son meilleur niveau depuis 2017, alors que les bassins de Guir-Ziz-Rheris, du Drâa-Oued Noun et de la Moulouya ont affiché des évolutions plus modérées, mais globalement stables.
Au niveau national, ces apports ont permis de gagner en moyenne une année supplémentaire d’eau potable, avec des écarts allant d’une à trois années selon les bassins.
Le ministre a souligné la poursuite des efforts structurels conformément aux Hautes Orientations Royales, notamment l’accélération de la construction des barrages, la réalisation de 4.221 forages, le développement des interconnexions hydrauliques entre bassins, ainsi que le dessalement de l’eau de mer, dont la capacité devrait atteindre 1,7 milliard de m³ à l’horizon 2030.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre du Plan national de l’eau à l’horizon 2050, visant à renforcer durablement la sécurité hydrique du Royaume. map



