Tony Blair au « Conseil de la paix » pour Gaza

Pour concrétiser la vision du « Conseil de la paix » pour Gaza, la Maison Blanche a annoncé la création d’un Comité exécutif fondateur, composé du secrétaire d’État. Marco Rubio, les envoyés spéciaux Steve Witkoff e Jared Kushner, Monsieur Tony Blair, L’homme d’affaires Marc Rowan, le président du Groupe de la Banque mondiale Ajay Banga et le conseiller adjoint à la sécurité nationale des États-Unis Robert Gabriel
Donald Trump a dévoilé vendredi dans un communiqué une liste de membres du « Conseil de la paix » à Gaza, qu’il présidera et où siégeront en particulier le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.
L’émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga.
La liste de sept personnalités – dont cinq Américains – composant ce que la Maison Blanche appelle le « founding executive board » comprend aussi Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.
Chacun d’eux va « superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l’attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital », selon le communiqué.
Donald Trump avait promis le « plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé ».
Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l’on savait destiné à un rôle important, sera Haut représentant pour Gaza, a annoncé la Maison Blanche. Et le général américain Jasper Jeffers dirigea la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.
Le déploiement de cette force, prévu par le plan Trump, doit permettre d’aider à sécuriser Gaza et de former des unités de police palestiniennes.
Un comité technocratique
L’annonce coïncide avec le début des travaux du comité technocratique palestinien récemment formé pour administrer temporairement la bande de Gaza, et qui travaillera sous la supervision de ce conseil.
Les travaux de reconstruction « s’appuieront essentiellement » sur le plan égyptien arabo-islamique, a affirmé le président du comité, Ali Shaath, ingénieur et ancien vice-ministre palestinien, dans un entretien à la chaîne de télévision égyptienne al-Qahera News, réputée proche des services de renseignement égyptiens.
Ce plan avait été adopté en mars 2025, avec le soutien des pays européens, en réponse au projet alors avancé par Donald Trump d’une prise de contrôle du territoire palestinien par les Etats-Unis pour en faire la « Riviera du Moyen-Orient » après en avoir expulsé les habitants.
La deuxième phase du fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des Etats-Unis prévoit également le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la Force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre. rtsinfo



