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Europol porte un coup historique au trafic de drogues de synthèse jamais enregistré

Les forces de l’ordre européennes ont démantelé 24 laboratoires industriels de production de drogues de synthèse dans le cadre de l’opération Fabryka, la plus vaste jamais menée contre ce type de trafic. Europol l’a annoncé dans un communiqué publié aujourd’hui. Au cours de l’enquête, près de 1 000 tonnes de produits chimiques ont été saisies, soit suffisamment pour produire plus de 300 tonnes de drogues de synthèse telles que la MDMA, des amphétamines et des cathinones, susceptibles de les détourner du marché de l’Union européenne.

L’opération, coordonnée par Europol et menée pendant près d’un an, a permis de démanteler un réseau criminel actif dans plusieurs pays de l’UE, soupçonné d’importer d’importantes quantités de précurseurs chimiques et de blanchir l’argent issu d’activités illicites. Les principales opérations ont eu lieu le vendredi 16 janvier en Pologne, en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, avec la participation des forces de l’ordre et des autorités judiciaires tchèques et espagnoles.

Selon les enquêteurs, le réseau importait plus de 1 000 tonnes de précurseurs, générant des profits criminels estimés à plusieurs milliards d’euros. Europol souligne que ces flux financiers se retrouvent en partie dans l’économie légale, créant des risques importants de distorsion du marché, de concurrence déloyale et d’infiltration systématique des entreprises légitimes par le crime organisé.

L’enquête a débuté en 2024 grâce aux informations fournies par la police polonaise, et plus précisément par la brigade des stupéfiants du commissariat provincial de Wrocław, ce qui a permis d’initier une coopération internationale au sein du groupe de travail. Entre février 2025 et janvier 2026, plus de vingt journées d’opérations ont été menées contre des groupes criminels liés, des sites de production et des entrepôts dans plusieurs pays européens. Le réseau démantelé était responsable de l’importation, du reconditionnement et de la distribution de précurseurs chimiques, principalement en provenance de Chine et d’Inde. Ces substances entraient dans l’UE via plusieurs États membres, étaient transportées en Pologne pour y être reconditionnées, puis distribuées à des laboratoires clandestins dans toute l’Union. Europol a apporté un soutien opérationnel et analytique dès le début de l’enquête, coordonnant les actions contre les différentes cellules du réseau et les groupes impliqués dans la production de drogues de synthèse. AN

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