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Étude: 56% des entreprises marocaines ont relevé leurs prix

Face à un contexte économique tendu caractérisé par la volatilité et la résilience, 56% des dirigeants marocains ont relevé les prix de leurs biens et services. C’est du moins ce qui ressort des résultats de la première édition de la PwC CEO Survey Maroc.

Pour contrer les effets de la situation économique délicate, les dirigeants marocains sont 60% à avoir appliqué une politique de recherche d’autres fournisseurs. Viennent ensuite les stratégies pour réduire les charges d’exploitation (56%), pour diversifier l’offre de produits/services (49%).

Les stratégies de résilience à court terme pour traverser les turbulences

Conscients qu’ils vivent une époque délicate, soumise à bien des défis, les dirigeants s’emploient à garder le cap et adoptent des stratégies de résilience à court terme.

Entre le Q3 2021 et le Q3 2022, la hausse trimestrielle de l’Indice des Prix
de Production (6,4%) est plus de dix fois plus élevée que la hausse moyenne trimestrielle des quatre années précédentes (0,6%). Cette tendance oblige les entreprises à réagir vite pour contenir ses effets négatifs sur la marge.


La recherche d’autres fournisseurs semble être la variable d’ajustement privilégiée à court terme par les dirigeants marocains. Un consensus est trouvé en matière de préservation de l’emploi, qui est privilégié par 67% des dirigeants au niveau marocain comme mondial (60%). Leurs homologues étrangers ont aussi privilégié à 52% une réduction des coûts opérationnels et pour 56% au Maroc.

Les répondants marocains se prononcent également en faveur d’un maintien des investissements et ne prévoient pas non plus de retarder les opérations de M&A (51%). C’est sur le volet des projets et initiatives en cours qu’ils se donnent la possibilité de changer de cap – ils sont presque un quart (24%) à envisager ce recours dans les 12 prochains mois.
Loin de l’optimisme des années passées, c’est une forme de réalisme de la part des
dirigeants marocains comme étrangers que nous observons cette année.

Viable encore dans 10 ans!

Risques climat, cyber et géopolitique, ou encore inflation et volatilité macroéconomique : les conditions actuelles complexifient les perspectives de croissance des entreprises et nombreux sont les défis à relever. Lorsqu’il se projette à un horizon de 10 ans, près d’un dirigeant sur deux (44% au Maroc, 40% dans le monde) pense que son organisation ne restera pas encore viable si elle continue sur sa lancée sans rien modifier à sa stratégie actuelle.

Les premiers leviers de transformation

Au Maroc, 67% des dirigeants positionnent l’évolution de la demande et les évolutions réglementaires comme principaux éléments qui impacteront la rentabilité de leur entreprise dans les 10 prochaines années. C’est entre 11 et 14 points de plus que la moyenne des dirigeants dans le monde. En troisième position, la transition énergétique (58%) est devenue un élément particulièrement sensible pour les entreprises marocaines comparativement au reste du monde
(37%) et loin devant leurs homologues Africains (46%) et Européens (42%).


L’évolution de la demande et des préférences des consommateurs reste un facteur
important pour les entreprises (67%). Il y a un an, les entreprises au Maghreb positionnaient la satisfaction client comme objectif extra financier numéro un. Les dirigeants marocains ont perçu l’impact croissant que les consommateurs, qui adoptent de plus en plus une posture de “consom’acteurs”, peuvent avoir sur leur marque et leur offre de produits ou services.

Les technologies de rupture (intelligence artificielle, blockchain, métavers…) sont citées à 47%, soit 2 points de moins que la moyenne des dirigeants dans le monde. Enfin, l’inquiétude sur la pénurie de talents reste à des niveaux stables ou même plus faibles, dans un pays à la population certes jeune, en comparaison aux autres pays au niveau mondial

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