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Automobile, luxe, énergie… les géants européens réduisent la voilure

Plusieurs entreprises européennes ont gelé les embauches ou supprimé des emplois au cours de l’année écoulée, notamment des géants des biens de consommation et de grandes marques du secteur automobile, invoquant des conditions économiques difficiles aggravées par les droits de douane américains.

L’industrie automobile a été particulièrement touchée ces dernières années, d’abord par la concurrence croissante de la Chine, puis par les pressions liées aux changements rapides de la politique commerciale de la nouvelle administration américaine.

Des entreprises danoises telles qu’Orsted, active dans l’énergie éolienne, ainsi que le géant pharmaceutique Novo Nordisk, ont également annoncé des suppressions de postes.

L’an dernier, Orsted a annulé un projet de construction de l’un des plus grands parcs éoliens offshore du Royaume-Uni. Le groupe a aussi fait face à des difficultés aux États-Unis en raison des politiques de l’administration Trump, qui promeut davantage les énergies fossiles. En décembre, l’administration a suspendu des concessions pour plusieurs grands projets éoliens offshore.

Dans le même temps, Novo Nordisk, qui avait connu un essor grâce à la forte demande pour les médicaments contre l’obésité, a annoncé la suppression de jusqu’à 9.000 emplois et a averti la semaine dernière que ses bénéfices et ses ventes pourraient chuter jusqu’à 13 % cette année.

Mercredi, le brasseur néerlandais Heineken est devenu le dernier en date à annoncer une réduction de ses effectifs. dailysabah

Voici un aperçu des entreprises ayant annoncé des licenciements ces derniers mois :

Constructeurs automobiles et équipementiers

  • Bosch : le fabricant allemand d’électroménager supprimera 13.000 emplois.
  • Continental : le fabricant allemand de pneus prévoit 1.500 suppressions supplémentaires dans sa division ContiTech, en plus des 10.000 suppressions déjà annoncées.
  • Daimler Truck : 2.000 suppressions de postes aux États-Unis et au Mexique, en plus des 5.000 en Allemagne.
  • MAN : environ 2.300 emplois supprimés au cours de la prochaine décennie.
  • Renault : projet de réduction des coûts pouvant inclure 3.000 suppressions de postes dans les services supports.

Banques

  • Lloyds : suppression potentielle d’environ la moitié de 3.000 postes.
  • ABN Amro : 5.200 emplois supprimés d’ici 2028.

Énergie

  • OMV : 2.000 postes supprimés, soit environ 8 % de ses effectifs mondiaux.

Semi-conducteurs

  • Ams Osram : environ 2.000 emplois concernés par un plan d’économies.
  • ASML : 1.700 suppressions de postes, dans le cadre d’un plan plus large de restructuration.

Industrie et ingénierie

  • Sika : jusqu’à 1.500 suppressions de postes.
  • Thyssenkrupp : environ 11.000 emplois supprimés ou externalisés d’ici 2030.
  • Wacker Chemie : plus de 1.500 postes supprimés d’ici fin 2026.

Biens de consommation

  • Burberry : 1.700 emplois supprimés, soit près de 20 % de ses effectifs.
  • Heineken : jusqu’à 6.000 suppressions de postes dans le monde.
  • Nestlé : 16.000 emplois supprimés, soit 5,8 % de ses effectifs.

Autres secteurs

  • Ericsson : 1.600 suppressions de postes en Suède.
  • Lufthansa : 4.000 postes administratifs supprimés d’ici 2030.
  • Kuehne+Nagel : 1.500 suppressions de postes.
  • Novo Nordisk : 9.000 emplois supprimés dans le monde.
  • Orsted : environ 2.000 postes supprimés d’ici 2027.
  • Telefonica : plus de 4.500 suppressions de postes en Espagne.

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