
La sixième édition du Conférence africaine pour la promotion de la paix à Nouakchott a été marquée mardi par une absence massive des diplomates arabes, orchestrée par un coordination diplomatique menée par l’Arabie Saoudite et l’Algérie, a rapporté alakhbar.info. Ajoutant que pour la première fois depuis 2019, le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani n’a pas assisté à la cérémonie d’ouverture, tenue cette année dans l’ancien palais des congrès, au lieu du nouveau palais traditionnellement utilisé.
Selon des sources diplomatiques, la décision de boycotter la cérémonie vise à exprimer le désaccord avec les actions et financements des Émirats, principaux sponsors de la conférence, notamment au regard de leurs interventions dans plusieurs pays de la région, dont le Yémen et le Soudan.
Malgré ce contexte tendu, le Maroc était représenté par Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires Islamiques, qui a souligné l’importance de réconcilier les musulmans, restaurer les valeurs morales et religieuses et s’inspirer des bonnes pratiques des prédécesseurs, afin de promouvoir la paix et la stabilité sur le continent africain, selon AMI.
Le représentant marocain a rappelé le rôle historique de l’Afrique dans l’établissement des premiers appels de l’Islam et a appelé à faire de la paix un modèle vivant au quotidien.
Cette présence du Maroc, dans un contexte de boycottage massif, souligne la position modérée et constructive du Royaume, cherchant à maintenir le dialogue et la coopération africaine, tout en restant attentif aux équilibres diplomatiques régionaux.




