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Banques et investisseurs privés dépassés par les investissements massifs des géants de la tech

Les besoins en capitaux des géants de la technologie, engagés dans une course mondiale à l’intelligence artificielle, sont tels que les banques et les investisseurs privés peinent désormais à suivre. Pour financer leur croissance, plusieurs entreprises emblématiques du secteur envisagent une entrée en bourse.

OpenAI, la société à l’origine de ChatGPT, se prépare à entrer une cotation en 2026, tout comme son concurrent Anthropic et SpaceX, la société spatiale créée par Elon Musk. Toutes ont pour ambition d’obtenir des investissements d’une ampleur inédite.

OpenAI s’est ainsi engagée à investir une somme équivalente à près de cent fois son chiffre d’affaires de 2025, sans disposer des fonds nécessaires.

« Avec un objectif d’investissements pharaonique de mille milliards de dollars sur les dix prochaines années, cela explique pourquoi OpenAI veut se tourner vers les marchés publics pour financer cette croissance », analyse Daniel Steck, responsable de la recherche actions chez Piguet Galland, dans La Matinale.

Une croissance difficilement autofinançable

Cette expansion doit être soutenue par plusieurs sources de revenus, notamment les abonnements payants et la publicité récemment introduite sur ChatGPT, ainsi que par des investissements de partenaires stratégiques comme Nvidia, son fournisseur de microprocesseurs, et Microsoft, qui pourraient chacun injecter jusqu’à 10 milliards de dollars.

Mais ces apports restent insuffisants au regard des montants engagés. L’entrée en bourse prévue au dernier trimestre 2026 doit permettre à OpenAI de répondre rapidement à ses besoins de trésorerie. Malgré cela, l’entreprise ne devrait être en mesure de s’autofinancer que jusqu’à horizon 2029.

En entrant en bourse, OpenAI, Anthropic et Space X, espèrent lever plusieurs dizaines de milliards. Elles devront convaincre les investisseurs de leur capacité à générer des revenus à la hauteur des sommes engagées dans l’intelligence artificielle. Un défi de taille, alors que certains observateurs s’inquiètent déjà d’une possible bulle spéculative sur les valeurs technologiques aux Etats-Unis. rtsinfo

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