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Solidarité: 57,5 % des Marocains restent hors du réseau familial!

HCP: Solidarité interfamiliale : entre aide financière et emploi familial

En 2025, 42,5 % des ménages déclarent participer à des échanges interfamiliaux, que ce soit comme bénéficiaires (31,4 %), donateurs (25,8 %) ou en cumulant les deux rôles (14,7 %).

À l’inverse, 57,5 % des ménages ne déclarent aucun échange.

Différences selon le milieu et le profil des ménages

  • Rural vs urbain : les bénéficiaires sont plus nombreux en milieu rural (33,2 %) qu’en milieu urbain (30,6 %), tandis que les donateurs sont plus fréquents en ville (27,4 %) qu’à la campagne (22,6 %).
  • Genre : les ménages dirigés par des femmes reçoivent davantage de services (47,7 %) que ceux dirigés par des hommes (27,7 %).
  • Niveau de vie : les ménages modestes sont plus souvent bénéficiaires (31,5 %), tandis que les plus aisés sont plus souvent donateurs (36,4 %) et cumulent les deux rôles (20 %).

Formes d’échanges

  • Prêts en argent : principaux échanges, représentant 36,5 % des services fournis et 37,6 % des services reçus.
  • Services en travail : 29,1 % fournis et 26,4 % reçus.
  • Transferts en argent : 21,5 % fournis et 24,2 % reçus.

Ces échanges se concentrent surtout au sein de la famille proche :

  • Services fournis → majoritairement aux ascendants (39,3 %)
  • Services reçus → surtout des descendants (43,4 %)
  • Parents collatéraux et affins participent, mais dans des proportions moindres.

Temporalité des échanges

  • Occasionnels : 42,1 % des services fournis et 40,5 % reçus
  • Réguliers : 42,7 % des services fournis et 40,9 % reçus

Solidarité dans l’emploi familial

  • Soutien aux chômeurs : 58,7 % des chômeurs reçoivent une aide financière d’un membre du ménage, principalement des ascendants (80 %). L’aide du cercle familial élargi reste limitée (12 %).
  • Emploi dans l’activité indépendante : 13,7 % des auto-employeurs mobilisent une main-d’œuvre familiale, dont 46,3 % lors du démarrage.
  • Entreprises familiales : 3,7 % des salariés, aides et apprentis travaillent dans une entreprise familiale, proportion plus élevée en rural (7,5 %) et chez les ménages moins aisés (9,8 %). La principale motivation : préserver l’héritage familial (39 %).

Conclusion

La solidarité familiale ne dépend pas seulement de la cohabitation ou de la proximité géographique, mais d’une capacité d’adaptation des formes de soutien, combinant contacts directs, communications numériques et transferts financiers. Les échanges interfamiliaux s’organisent principalement autour de l’aide financière et des services en travail, complétés par l’emploi familial, mobilisant surtout les parents proches. HCP


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