Duro Felguera: Provisions importantes pour ses projets au Maroc et à l’étranger

7,7 millions pour le projet Aya Gold au Maroc.
Le groupe espagnol Duro Felguera a terminé l’année 2025 avec une dette nette de 273 millions d’euros, impactant sa capacité d’investissement à l’international, y compris au Maroc, où il était impliqué dans le projet Aya Gold.
Duro Felguera a clôturé l’exercice 2025 avec une dette nette de 273 millions d’euros, dont la majorité est déjà incluse dans le plan de restructuration que la société a approuvé en octobre dernier.
Ce résultat intervient dans un contexte de forte baisse des ventes, qui ont atteint 161,06 millions d’euros, contre 286,01 millions en 2024.
Malgré cette contraction du chiffre d’affaires, la société a réussi à réduire son EBITDA négatif à 62,06 millions d’euros, améliorant ainsi les 88,12 millions négatifs de l’exercice précédent, selon le rapport de résultats de l’entreprise.
L’amélioration de l’EBITDA s’explique malgré un exercice marqué par un processus de réorganisation et la nécessité d’enregistrer des provisions importantes qui ont affecté le résultat d’exploitation, lequel s’est situé à ‑57,40 millions d’euros, contre ‑95,55 millions en 2024.
Parmi les charges exceptionnelles qui ont pesé sur les résultats figurent 6,4 millions d’euros de coûts de restructuration et 5,2 millions liés à une procédure de licenciement collectif (ERE) qui a touché 180 personnes pour redimensionner l’effectif.
En outre, l’entreprise a constitué des provisions de 16,3 millions d’euros pour créances douteuses, 20,2 millions d’euros pour des cautions exécutées du projet Iernut (Roumanie), 7,7 millions pour le projet Aya Gold (Maroc), et augmenté de 10 millions la provision pour Jebel Ali (Dubaï).
Dans le cadre du plan de restructuration approuvé en octobre 2025 pour assurer la viabilité de l’entreprise, Duro Felguera a mis en œuvre diverses mesures. Parmi elles, la vente du siège social à Gijón, la désinvestissement dans des lignes d’activité déficitaires (comme DF Calderería Pesada), et l’annulation de projets en portefeuille pour 153 millions d’euros, y compris ceux liés à SMS Group à Iernut.
La dette financière brute du groupe s’élevait à 285 millions d’euros au 31 décembre 2025, dont 146,4 millions d’euros de soutien financier public et 137 millions d’euros de dette liée à des cautions exécutées pour des projets dits « legacy » tels que Djelfa et Iernut. La dette nette a ainsi grimpé à 273,47 millions, contre 126,18 millions en 2024.
Pour garantir la liquidité et la continuité des opérations, la trésorerie de la société s’est établie à 11,67 millions d’euros à la clôture de l’exercice. La société prévoit de couvrir les besoins futurs en trésorerie grâce à l’entrée de 23 millions d’euros provenant de la vente des bureaux centraux et d’une augmentation de capital déjà prévue. Ce plan vise à éviter la faillite et à assurer la viabilité du Groupe à court et moyen terme.
L’exercice 2025 a également été marqué par des événements importants tels que l’autorisation judiciaire de prolongations dans la communication d’ouverture des négociations avec les créanciers et l’approbation du plan de restructuration par le conseil d’administration.
La négociation des actions de Duro Felguera sur les Bourses a aussi été suspendue temporairement par la CNMV le 21 octobre 2025, bien qu’elle ait été rétablie le même jour après la diffusion d’informations suffisantes sur le plan de restructuration. La société a travaillé pour conclure un accord avec les créanciers et obtenir l’homologation judiciaire de son plan de restructuration avant le 31 juillet, afin d’éviter la faillite des créanciers. ([Europa Press)
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