
Au 4ᵉ trimestre 2025, la valeur ajoutée des secteurs de l’éducation et de la santé atteint 28,5 milliards de dirhams, contre 26,8 milliards un an plus tôt, soit une progression de 6,5 %, selon la note d’information, émanant du Haut Commissariat au Plan, relative aux comptes nationaux du quatrième trimestre de l’année 2025.
Une performance qui place ce secteur parmi les meilleures performances sectorielles de l’économie nationale .
Mais cette dynamique, en apparence robuste, mérite d’être nuancée. Derrière la hausse de 1,7 milliard de dirhams, se profile une transformation plus profonde : la montée progressive de la privatisation des services publics. L’essor des cliniques privées, des établissements scolaires payants et des services éducatifs marchands contribue fortement à cette croissance.
Ce mouvement interroge. Car si le secteur figure parmi les plus dynamiques, cette performance repose en partie sur un transfert croissant du coût des services essentiels vers les ménages. La hausse de la valeur ajoutée traduit ainsi autant une expansion de l’offre qu’une marchandisation accrue de l’accès à l’éducation et aux soins.
En filigrane, se dessine une recomposition du modèle, où le privé s’impose comme un moteur clé de la croissance, au risque d’accentuer les inégalités d’accès à ces services fondamentaux.
+6,5 % pour l’éducation et la santé : succès économique, … mais à quel prix ?



