L’Espagne ferme son espace aérien aux avions impliqués dans la guerre en Iran

Le gouvernement a ordonné la fermeture de l’espace aérien espagnol à tous les vols d’aéronefs impliqués dans la guerre en Iran, menée dans le cadre de l’opération « Furia Épica » lancée par les États-Unis et Israël.
Selon des sources de l’exécutif confirmées par Europa Press, cette nouvelle restriction interdit non seulement l’utilisation des bases militaires de Rota (Cadix) et de Morón (Séville), mais empêche également tout appareil lié à l’offensive contre l’Iran de survoler le territoire national. Cette interdiction concerne aussi bien les décollages depuis le sol espagnol que le transit d’avions militaires en provenance de bases tierces situées au Royaume-Uni ou en France.
Une position de fermeté
La ministre de la Défense, Margarita Robles, a réaffirmé ce lundi que la position de l’Espagne est « ferme, claire et sans équivoque contre toute guerre ». Elle a précisé que :
« Ni l’utilisation des bases militaires n’est autorisée, ni, bien entendu, celle de l’espace aérien espagnol pour des actions liées à la guerre en Iran. »
Cette décision marque une escalade dans la politique de « Non à la guerre » du gouvernement de Pedro Sánchez, qui s’était déjà opposé début mars à l’utilisation logistique des bases de Rota et Morón pour des frappes offensives.
Conséquences et exceptions
- Logistique : Cette mesure contraint les avions militaires américains à contourner la péninsule Ibérique, ce qui rallonge les temps de vol et accroît la consommation de carburant pour les opérations au Moyen-Orient.
- Exceptions : La seule dérogation prévue concerne les situations d’urgence, où les appareils seront autorisés à transiter ou à atterrir pour des raisons de sécurité humanitaire.
- Réaction de Washington : Le président américain Donald Trump a critiqué cette décision, la qualifiant d’« hostile », et a évoqué de possibles répercussions commerciales pour Madrid.
De son côté, le ministre de l’Économie, Carlos Cuerpo, a minimisé l’impact diplomatique potentiel, affirmant que l’Espagne reste fidèle au droit international et refuse de participer à un conflit initié de manière unilatérale.
(EUROPA PRESS) :


