
Depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 19.12 (Dahir n° 1-16 -121 du 6 kaada 1437 (10 août 2016) portant promulgation de la loi n° 19-12 fixant les conditions de travail et d’emploi des travailleuses et travailleurs domestiques) encadrant le travail domestique, le Maroc a officiellement reconnu cette activité comme une forme de travail salarié, avec des conditions spécifiques de travail et de rémunération.
Cependant, à la fin de l’année 2024, seuls 9.386 contrats de travail avaient été enregistrés. La majorité des travailleuses et travailleurs domestiques (environ 8.314 Marocains et 1072 étrangers) continuent de travailler sans accès aux droits fondamentaux, à la formation professionnelle, ni à des conditions de travail décentes, a noté un rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental.
Un point particulièrement critique est l’article 19 de la loi, qui stipule que le salaire puisse être inférieur de 40 % au salaire minimum légal.
Malgré l’obligation d’immatriculation des travailleuses et travailleurs domestiques à la CNSS depuis 2020…



