Accor dans la tourmente : accusations d’exploitation d’enfants et chute du titre

Le groupe hôtelier français Accor a vu son action chuter jusqu’à 10 % en Bourse après la publication d’un rapport accusant certains de ses établissements de failles dans la détection de situations liées au trafic d’enfants
Accor a démenti jeudi les accusations liées au trafic et à l’exploitation d’enfants, affirmant disposer de dispositifs de contrôle stricts, tout en lançant un audit interne et externe après les accusations formulées par un vendeur à découvert.
Les actions d’Accor ont chuté jusqu’à 10 % plus tôt dans la journée, après qu’un fonds spéculatif américain a annoncé avoir pris une position vendeuse sur le titre et publié un rapport dénonçant des failles dans les procédures de réservation.
Dans son rapport, Grizzly Research affirme avoir envoyé des demandes de réservation à près de 250 hôtels Accor, conçues pour déclencher des alertes liées au trafic humain. Selon ce fonds, environ 40 établissements auraient accepté ces demandes. L’agence Reuters précise toutefois ne pas avoir pu vérifier indépendamment ces accusation.
Accor a réaffirmé que la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’exploitation sexuelle des enfants constitue une priorité, avec des politiques strictes, des procédures encadrées et des audits réguliers, dont le dernier a été réalisé en 2025, dailysabah.
Le groupe a ajouté que, si les accusations étaient confirmées, il prendrait toutes les mesures nécessaires, y compris des poursuites judiciaires contre les parties impliquées.
Un choc boursier et réputationnel
Les marchés ont réagi immédiatement :
- baisse de 6 % à 10 % du titre
- pression accrue sur un groupe déjà affecté par les tensions géopolitiques
Les analystes soulignent un risque réputationnel majeur, même si les accusations ne sont pas encore vérifiées
Enfin, l’action Accor, déjà fragilisée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, reculait encore de 6,5 % en séance.



