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Découverte spectaculaire au Maroc : microbes anciens prospéraient sans soleil

Des scientifiques ont découvert des structures anciennes ressemblant à des rides dans des roches marocaines. Ces formations, vieilles de 180 millions d’années, suggèrent que des microbes vivaient dans des océans profonds et sombres. Ces organismes utilisaient l’énergie chimique, et non la lumière du soleil, pour survivre. Cette découverte change notre compréhension de la vie primitive, montrant que la vie prospérait dans des lieux inattendus, bien avant l’apparition d’animaux complexes. Ces résultats offrent également des indices pour la recherche de vie sur d’autres planètes.

Découverte dans le Maroc jurassique
Les scientifiques étudiant des roches anciennes ont observé des structures inhabituelles ressemblant à des rides dans des sédiments océaniques profonds, formés il y a 180 millions d’années au Maroc, durant le Jurassique inférieur. Cette découverte pourrait indiquer que des microbes prospéraient dans des eaux océaniques profondes où la lumière solaire ne parvenait pas, utilisant l’énergie chimique pour survivre. Cela modifie la compréhension traditionnelle des environnements où de telles structures peuvent se former.

Ces structures ont été observées dans des roches sédimentaires remontées du plancher océanique dans la région de la vallée du Dadès au Maroc, en raison de l’activité géologique. Les géologues ont documenté ces structures en 2016, qui ressemblent aux formations de mats microbiens généralement observés dans des environnements océaniques peu profonds (Harvard OEB, 2026).

Vie sans lumière solaire
Les sédiments contenant ces rides se sont formés à des profondeurs supérieures à 180 mètres, bien en dessous de la zone photique de l’océan où la lumière du soleil n’atteint pas. Cela signifie que les microbes à l’origine de ces structures ne pouvaient pas compter sur la photosynthèse. Les chercheurs concluent que ces organismes utilisaient la chémosynthèse, un processus dans lequel les microbes tirent leur énergie de réactions chimiques plutôt que de la lumière solaire (ScienceDaily, 2026).

Cette interprétation est confirmée par l’analyse chimique des roches, qui montre une concentration élevée en carbone sous les structures, un indicateur souvent lié à l’activité microbienne. Ces processus biologiques ont contribué à la formation des rides, et des mats microbiens recouvraient autrefois le plancher océanique ancien.

Comparaison avec les mats microbiens modernes
Pour mieux comprendre ces fossiles, les chercheurs ont comparé les textures jurassiques avec les mats microbiens profonds modernes, observés dans des environnements sombres comme les cheminées hydrothermales. Ces microbes modernes dépendent également de réactions chimiques pour l’énergie, plutôt que du soleil. Les similarités suggèrent que les rides du Jurassique se sont formées par des processus biologiques comparables (Earth.com, 2026).

La préservation des rides a été rendue possible par le type de sédiments dans lesquels elles se sont formées. Ces structures se trouvent dans des dépôts de turbidites, produits par des glissements de terrain sous-marins qui enfouissent rapidement le matériel sur le plancher océanique, protégeant ainsi les textures microbiennes délicates de l’érosion et de la décomposition (Harvard OEB, 2026).

Un lien avec l’évolution des animaux
Certaines de ces structures en rides sont habituellement associées à des roches beaucoup plus anciennes, formées avant la généralisation des animaux complexes. Elles sont souvent perturbées par les mats microbiens lorsque les animaux se nourrissent ou creusent les sédiments. Ces rides sont rarement préservées dans des roches de moins de 540 millions d’années. La découverte dans des roches jurassiques montre que les mats microbiens existaient encore dans certains environnements même après que la vie animale soit devenue dominante (ScienceDaily, 2026).

Implications pour l’astrobiologie
La découverte ne se limite pas à l’histoire terrestre. Le fait que la vie puisse exister sans lumière solaire offre un exemple important pour l’astrobiologie, en lien avec des conditions sombres et à faible énergie pouvant exister sur d’autres planètes. L’étude de la vie chémosynthétique ancienne sur Terre fournit des indices sur les endroits où chercher la vie ailleurs dans l’univers (ScienceDaily, 2026).

Les fossiles de rides marocains montrent que la vie ancienne sur Terre était plus diverse qu’on ne le pensait et indiquent que la vie pouvait prospérer dans des environnements océaniques profonds et sombres bien avant le développement des systèmes océaniques modernes. economictimes


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