
Le secteur du commerce extérieur du Maroc exprime sa grande inquiétude face à la montée des tensions au Moyen-Orient, suite aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.
Ces opérations ont touché plusieurs pays voisins, notamment le Liban et l’Arabie Saoudite, augmentant le risque d’une escalade régionale.
Cette situation se traduit par des fermetures temporaires des voies aériennes et maritimes dans plusieurs pays arabes, provoquant une perturbation des échanges commerciaux et logistiques pour les pays partenaires, dont le Maroc. En parallèle, la flambée des prix du pétrole alimente l’inquiétude, les coûts de l’énergie et du transport augmentent.
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Pour le moment, aucune entreprise n’a signalé d’impact direct majeur, mais le secteur reste vigilant et en contact étroit avec ses partenaires pour évaluer les conséquences potentielles.
Toutefois, cette situation met en danger les flux commerciaux et les approvisionnements stratégiques, avec des répercussions financières concrètes.
L’escalade au Moyen-Orient entraîne une vigilance accrue pour le commerce extérieur du Maroc, en particulier avec les pays arabes asiatiques, partenaires stratégiques.
Des échanges significatifs mais déséquilibrés
Les données de 2024 montrent que les échanges avec ces pays totalisent 55,251 milliards de dirhams, soit 4,5% du commerce extérieur. Bien que modeste en proportion, cette zone reste cruciale pour certains secteurs dépendants des importations.
Le déséquilibre est marqué :
- Importations : 49,79 MMDH, soit 6,5% du total des importations marocaines, principalement des biens stratégiques et matières premières.
- Exportations : seulement 5,46 MMDH (1,2% du total des exportations), reflétant un déficit commercial lourd.
Le solde commercial avec ces pays est ainsi fortement négatif (-44,32 MMDH), et le taux de couverture n’atteint que 11%, signifiant que pour chaque dirham importé, le Maroc n’exporte que 0,11 dirham vers cette région.
La combinaison des fermetures aériennes et maritimes et de la flambée des prix du pétrole représente une facture économique importante pour le Maroc…


