
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a déclaré ce mardi que le gouvernement sénégalais « a respecté tous ses engagements » concernant le dossier des supporters sénégalais détenus au Royaume du Maroc, ajoutant que son pays « ne peut pas obliger le Maroc à les libérer ».
Lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale sénégalaise, Sonko a précisé que plusieurs options restent possibles pour ce dossier, notamment :
- introduire un appel contre les jugements rendus à leur encontre,
- attendre la promulgation d’une grâce royale,
- ou, en dernier recours, demander leur transfert afin qu’ils purgent leur peine dans leur pays.
Le responsable sénégalais, récemment revenu d’une visite au Maroc, a exprimé son regret quant à la gestion de ce dossier, rappelant en même temps que « le respect de la souveraineté des États reste un principe fondamental tant dans les domaines judiciaire que diplomatique ».
Il a assuré que son gouvernement a « pris toutes les mesures nécessaires » en faveur des détenus, appelant « nos frères marocains à faire preuve de sagesse », tout en renouvelant l’engagement de l’État sénégalais à « poursuivre les efforts diplomatiques et juridiques ».
Sonko a souligné que ce dossier « dépasse le cadre purement sportif », et que « la passion pour le football peut parfois engendrer des tensions aux conséquences imprévues ».
La Cour de première instance de Rabat a rendu, jeudi dernier, des peines de prison allant de 6 mois à 1 an à l’encontre de 18 supporters sénégalais accusés de troubles lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, qui a opposé les sélections du Maroc et du Sénégal le 18 janvier dernier.
Les jugements incluaient également des amendes comprises entre 1 200 et 5 000 dirhams.
À la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN, remportée par le Sénégal, la commission de discipline de l’Union africaine de football avait prononcé des sanctions variées à l’encontre des deux équipes, marocaine et sénégalaise.akhbar




