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Inflation territoriale:qui paie vraiment la facture ?

L’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 0,3 % en janvier 2026 par rapport au mois précédent. Si la hausse reste contenue au niveau national, l’analyse territoriale révèle des écarts significatifs entre les villes, mettant en évidence une inflation à plusieurs vitesses : certaines villes ont enregistré des hausses bien supérieures à la moyenne nationale.

Beni-Mellal se distingue nettement avec une progression marquée de 1,5 %, soit cinq fois la moyenne nationale.

Settat et Al Hoceima suivent avec +0,7 %, tandis que Safi et Guelmim affichent +0,6 %. Marrakech enregistre une hausse de 0,5 %.

L’évolution des prix en janvier 2026 met en lumière une réalité économique fragmentée. La moyenne nationale masque des dynamiques régionales contrastées, traduisant :

  • Des structures de consommation différentes
  • Des coûts logistiques variables
  • Une sensibilité différenciée aux produits alimentaires et énergétiques

Les grandes agglomérations affichent des hausses plus modérées :

  • Casablanca : +0,3 %
  • Agadir : +0,4 %
  • Tétouan : +0,3 %
  • Meknès : +0,3 %

Rabat et Laâyoune enregistrent une stabilité des prix (0,0 %).

Cette modération dans les grands centres urbains peut s’expliquer par une meilleure fluidité des circuits de distribution et une concurrence plus forte entre opérateurs.

Recul des prix dans certaines villes

À l’inverse, certaines villes ont connu une baisse des prix :

  • Dakhla : –0,3 %
  • Tanger : –0,2 %
  • Fès : –0,1 %

Si l’inflation globale reste modérée, les hausses localisées, notamment dans certaines villes moyennes, peuvent peser davantage sur le pouvoir d’achat des ménages concernés.


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