Inflation: Les prix alimentaires repartent

L’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 0,3 % en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, confirmant une légère tension inflationniste en début d’année.
Cette évolution résulte d’un mouvement contrasté entre les composantes de l’indice :
- +0,8 % pour les produits alimentaires
- –0,1 % pour les produits non alimentaires
Alimentation : forte pression sur les produits frais
La hausse des prix alimentaires est principalement tirée par les produits frais, traditionnellement volatils.
Les augmentations les plus marquées concernent :
- Poissons et fruits de mer : +10,4 %
- Légumes : +2,7 %
- Fruits : +0,7 %
- Viandes : +0,4 %
- Café, thé et cacao : +0,2 %
La flambée des poissons et fruits de mer constitue le principal facteur de tension du mois, possiblement liée à des effets saisonniers, à des conditions climatiques et à des contraintes d’approvisionnement.
En revanche, certains produits ont contribué à modérer la hausse :
- Huiles et graisses : –3,1 %
- Lait, fromage et œufs : –0,3 %
Ces replis ont limité l’impact global de la poussée des produits frais sur l’indice alimentaire.
Produits non alimentaires : le rôle amortisseur des carburants
Du côté des produits non alimentaires, la légère baisse de 0,1 % s’explique essentiellement par :
- Carburants : –5,9 %
Ce recul significatif des prix énergétiques a joué un rôle d’amortisseur, compensant en partie la hausse des prix alimentaires.
Janvier 2026 illustre une configuration classique : Cette structure confirme que la pression inflationniste actuelle reste largement sectorielle et volatile, plutôt que généralisée.



