
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a défendu mercredi l’idée de simplifier le marché des capitaux de l’Union européenne afin de réduire la fragmentation et de renforcer la compétitivité, appelant à la création d’« un seul grand » marché.
« Ici en Europe, nous n’avons pas seulement 27 systèmes financiers différents, chacun avec son propre superviseur. Nous comptons également plus de 300 plateformes de négociation à travers notre Union », a déclaré von der Leyen aux députés européens mercredi.
« C’est une fragmentation exacerbée. Nous avons besoin d’un marché des capitaux unique, profond et liquide », a-t-elle affirmé à Strasbourg, en France.
À l’inverse, les États-Unis disposent « d’un seul système financier, d’un seul marché des capitaux et de quelques autres centres financiers ».
La Commission européenne a proposé de rationaliser les règles nationales afin de créer ce qu’elle appelle une union de l’épargne et de l’investissement. Toutefois, l’harmonisation des règles financières en Europe s’est révélée difficile par le passé.
Ursula von der Leyen a exhorté les législateurs à progresser rapidement, tout en soulignant qu’elle était prête à avancer avec la législation même si tous les États membres n’étaient pas disposés à réduire leurs réglementations nationales.
« Nos entreprises ont besoin de capitaux dès maintenant. Alors faisons-le cette année », a-t-elle déclaré.
« Nous devons avancer, d’une manière ou d’une autre, pour lever les barrières qui nous empêchent d’être un véritable géant mondial. »
Le discours de von der Leyen intervient à l’approche d’une série d’événements consacrés à l’amélioration de la compétitivité européenne, notamment un sommet industriel dans la ville belge d’Anvers et une réunion des dirigeants de l’UE prévue jeudi. Agences



