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Gestion d’actifs : le Maroc dans le radar des géants italiens

Le Maroc s’impose comme nouveau marché stratégique pour le gestionnaire d’actifs italien Azimut.

Les grands gestionnaires d’actifs italiens affichent une année 2025 record, avec 68 milliards d’euros de flux nets cumulés, en hausse de près de 47 % sur un an. Dans cette dynamique d’expansion, le Maroc émerge comme un nouveau marché stratégique pour les acteurs italiens de la gestion d’actifs, au premier rang desquels Azimut.

« En 2025, nous avons renforcé notre présence sur nos marchés existants tout en entrant sur de nouveaux marchés, notamment au Maroc et en Arabie saoudite. Parallèlement, nous avons consolidé notre présence aux États-Unis et renforcé notre franchise au Brésil », a déclaré Alessandro Zambotti, directeur général et directeur financier d’Azimut.

Les cinq sociétés italiennes de gestion d’actifs cotées en Bourse ont enregistré des flux nets cumulés d’environ 68 milliards d’euros (79 milliards de dollars) en 2025, soit une hausse de 46,8 % par rapport aux 46,3 milliards d’euros de l’année précédente.

Sur le seul mois de décembre, les flux nets cumulés des cinq sociétés italiennes de gestion d’actifs cotées en Bourse ont atteint 18,2 milliards d’euros, soit une multiplication par quatre par rapport au même mois de 2024, une performance soutenue par l’acquisition par Azimut de North Square Investments LLC, une plateforme américaine multi-boutiques de gestion d’actifs et de distribution.

Les flux nets vers les actifs gérés à plus forte marge ont bondi d’environ 336 % entre décembre 2024 et décembre 2025, pour atteindre un total combiné de 17 milliards d’euros, selon les données disponibles.

POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?

Le secteur de la gestion de fonds est sous pression pour préserver ses marges, alors qu’il fait face à une hausse des dépenses technologiques et à une concurrence accrue des produits passifs et d’autres formes d’investissement à moindre coût.

Les gestionnaires d’actifs européens, qui ont jusqu’à présent peiné à se regrouper, subissent la concurrence de leurs rivaux américains, lesquels captent une part croissante de l’épargne du continent.

Un projet de fusion entre les activités de gestion d’actifs du premier assureur italien Generali et du groupe bancaire français BPCE a échoué à la fin de l’année dernière, après avoir rencontré une forte opposition du gouvernement italien ainsi que de certains actionnaires clés de Generali.

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