
Quelque 382.176 familles ont bénéficié du programme “Villes sans bidonvilles” au 31 décembre 2025, a indiqué, lundi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim.
En réponse à une question orale à la Chambre des représentants sur “l’évaluation du programme national Villes sans bidonvilles”, Benbrahim, a souligné que 62 villes et centres urbains sont désormais sans bidonvilles, ajoutant que le gouvernement a adopté, au cours du mandat actuel, une nouvelle approche de lutte contre le logement insalubre en passant d’une logique de relogement à une logique de recasement.
Dans le cadre du programme quinquennal 2024-2028, les données de 120.000 ménages ont été actualisées au niveau de toutes les villes marocaines sans exception aucune, a indiqué le responsable gouvernemental, mettant l’accent sur l’implication du secteur privé et des promoteurs immobiliers dans ce chantier en vue d’une offre de logements à moins de 300.000 DH.
Benbrahim a relevé que la contribution financière du bénéficiaire ne dépasse guère, dans certains cas, les 100.000 DH, notant que le programme quinquennal devrait être achevé fin 2027 ou début 2028, avec la mise en place de mécanismes de suivi afin d’éviter toute apparition de bidonvilles à l’avenir.
Par ailleurs, Benbrahim a relevé que la hausse des prix de l’immobilier et des loyers s’explique principalement par la hausse de la demande par rapport à une offre limitée, en particulier dans les grandes villes, très attractives en termes d’opportunités d’emplois et de services, où les terrains sont rares et leurs prix élevés.
Boom des achats pour revente ou location
L’achat de biens immobiliers par les investisseurs à des fins de location commerciale ou de revente contribue également à cette hausse, ce qui a un impact direct sur les prix des loyers, a-t-il expliqué, précisant que le marché connait une expansion de la location temporaire via des plateformes spécialisées, ce qui oriente une partie de l’offre vers ce type de location.
Benbrahim a, en outre, indiqué qu’une étude en cours vise à établir une formule de location résidentielle à un prix inférieur d’environ 20 % aux prix actuels du marché, avec la possibilité de comptabiliser une partie du montant du loyer comme acomptes pour l’acquisition du logement à la fin du contrat, notant que les résultats préliminaires de cette étude seront publiés en mars. map




