Marchés en tension : plus de 50 % craignent une correction boursière majeure

Le nouvel ordre mondial post-conflit se fragmente en sphères d’influence, alors que le leadership autoritaire et les relations transactionnelles remplacent la coopération multilatérale, selon le rapport Radar 2026 de FGS Global publié aujourd’hui.
Le rapport Radar de FGS Global repose sur 175 entretiens approfondis avec des dirigeants et experts politiques, économiques, académiques et médiatiques, ainsi que sur des sondages représentatifs au niveau national menés auprès d’environ 20 000 personnes aux États-Unis, au Canada, dans les pays membres de l’Union européenne et au Japon.
Nous sommes désormais dans un « monde reconfiguré » (Rewired World), remodelé par l’effondrement du consensus multilatéral et la montée du leadership autoritaire face à des institutions affaiblies. La compétition entre les États-Unis et la Chine s’intensifie sur les plans commercial, technologique et spatial, tandis que les alliances traditionnelles se fragilisent. Dans le même temps, la perturbation induite par l’IA accélère le changement, les acteurs populistes contestent les systèmes établis et l’influence se fragmente à mesure que les médias traditionnels et les partis politiques perdent du terrain.
Les implications de ce monde de plus en plus atomisé et transformé créent des défis et des opportunités pour bâtir et défendre la réputation.
« Les premiers événements internationaux de 2026 montrent clairement comment le monde fonctionne désormais », déclare Alex Geiser, CEO de FGS Global. « Notre rapport Radar fournit aux dirigeants un guide indispensable pour naviguer dans ce monde reconfiguré, où la volatilité et la disruption restent constantes, mais où le paysage est désormais mieux défini. »
« Nos recherches montrent que les avantages traditionnels, tels que l’échelle et la position d’acteur historique, s’érodent rapidement. Qu’est-ce qui les remplace ? La capacité à percevoir les réalités fragmentées avant les concurrents, à adapter sa stratégie face aux oscillations démocratiques et à gagner en légitimité et en réputation dans des environnements médiatiques atomisés. Les organisations les plus adaptatives ne se contenteront pas de traverser 2026 – elles s’en serviront pour prendre de l’avance. »
Principaux enseignements du rapport :
- Dans les 27 pays sondés, 69 % du public estime que « les leaders puissants dans le monde ont de plus en plus d’influence sur les événements mondiaux que les institutions internationales ».
- Aux États-Unis, au Canada, en Europe, au Royaume-Uni et au Japon, 73 % pensent que « la vie sera plus difficile pour la prochaine génération », tandis que 76 % estiment que « mon pays est divisé ».
- Près de trois quarts (74 %) croient que « le système politique sert les intérêts d’une élite riche et puissante plutôt que celui des citoyens ordinaires ».
- Le rapport identifie une « économie en K », dans laquelle les hauts revenus et les secteurs technologiques prospèrent tandis que les groupes à faibles revenus peinent. La moitié de la population estime que même si l’économie croît, « les bénéfices ne profiteront qu’à ceux qui sont déjà bien lotis ».
- Une large majorité s’attend à des turbulences sur les marchés, plus de la moitié des sondés estimant qu’il y a plus de 50 % de chances d’une correction majeure des marchés boursiers, et 58 % exprimant un pessimisme face au risque d’un crash financier mondial.
- Les entretiens d’experts soulignent l’optimisme quant au potentiel de l’IA pour améliorer productivité et efficacité. Cependant, une majorité écrasante du public soutient une régulation stricte (83–87 % selon les marchés), et 68 % sont favorables à une taxation accrue des entreprises d’IA.
- Aujourd’hui, 34 % des personnes interrogées font davantage confiance aux moteurs d’IA qu’aux politiciens (22 %), et 61 % déclarent que les médias traditionnels ne sont pas fiables.
Pour télécharger le rapport complet : FGS Global Radar 2026: A Rewired World



