USA: Restrictions de voyage à 23 pays africains supplémentaires

Les États-Unis ont imposé des restrictions de voyage à 23 pays africains, exigeant de leurs citoyens le versement d’une caution pouvant atteindre 15 000 dollars pour obtenir un visa américain. Le département d’État l’a annoncé dans sa dernière mise à jour. Les pays concernés sont : l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la République centrafricaine, le Malawi, la Mauritanie, la Namibie, le Nigeria, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, la Tanzanie, le Togo, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. La liste comprenait également le Mali, le Burkina Faso, le Laos, le Niger, la Sierra Leone, le Soudan du Sud et la Syrie, qui avaient déjà fait l’objet d’une directive similaire le 16 décembre.
Les voyageurs munis de documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne se sont également vu interdire l’entrée aux États-Unis en vertu de ce décret. Les États-Unis ont justifié cette interdiction par les lacunes des capacités de contrôle et de vérification de ces pays, leurs politiques de partage d’informations, les taux élevés de dépassement de la durée de séjour autorisée par les visas et leur refus de reprendre leurs citoyens expulsés. AN
empreintes digitales et ADN
Les citoyens de 42 pays – dont la Suisse – peuvent voyager aujourd’hui aux États-Unis pendant 90 jours sans visa, à condition d’obtenir au préalable une autorisation de voyage électronique (ESTA). Mais l’administration Trump veut qu’à l’avenir, ces pays prennent part à un «programme de renforcement de la sécurité aux frontières». Ceux qui refusent de participer seraient exclus de l’ESTA.
Accès direct aux bases de la police
Et ce programme prévoit que les pays accordent aux États-Unis un accès étendu à des données sensibles concernant des citoyens qui ne sont pas américains. En effet, Washington souhaite obtenir un accès direct aux bases de données policières nationales des pays participant à l’ESTA.
Une demande sans précédent: même au sein de l’UE, les États membres ne partagent pas intégralement leurs bases de données, sans conditions préalables. Il faut d’abord que le pays sollicité vérifie s’il existe des informations sur une personne. Si c’est le cas, celles-ci sont partagées pour autant que les conditions juridiques nécessaires soient remplies.
Même de l’ADN
Les autorités américaines veulent aller bien plus loin: elles exigent un accès automatisé à nos données biométriques, telles que les empreintes digitales ou photos de visage; elles pourraient aussi exiger un prélèvement ADN à l’entrée sur le sol américain. Les USA pourraient même récupérer les numéros de téléphone et e-mails de nos proches via un droit d’accès étendu à nos smartphones. Washington souhaite aussi obtenir les dossiers de police relatifs à l’historique migratoire et criminel des personnes.
20min.ch


