
La diaspora marocaine en Italie s’active dans l’entrepreneuriat et le transfert de la connaissance. Elle relève même du TOP5 de la communauté des entrepreneurs étrangers aux côtés de la Roumanie, de la Chine et d’Albanie. Il y a plus de 31 000 entreprises étrangères dans la région de Turin, soit 14 % du total, concentrées surtout dans les secteurs de la construction et du commerce et qui ont augmenté de 38 % au cours des 10 dernières années, rapporte la presse italienne.
Les données ont été présentées par la Chambre de commerce de Turin, où a été présentée la nouvelle édition du projet Futurae dédié aux immigrés ou aux personnes de la deuxième génération qui ont l’intention de créer une nouvelle entreprise en Italie.
Lors de l’édition précédente, le projet, promu par le ministère du Travail et Unioncamere, avait formé près de 800 personnes.
« La création d’entreprise est un formidable outil d’intégration pour les immigrés, ainsi qu’un stimulant pour l’économie locale : au cours des 10 dernières années, les entreprises étrangères ont augmenté de 38 %, même dans les secteurs qui ont connu un ralentissement des entreprises italiennes. Avec Futurae nous proposons une formation gratuite et des conseils spécialisés aux étrangers qui souhaitent se lancer dans l’auto-entrepreneuriat, en ouvrant le service à toute la région », explique Dario Gallina, président de la Chambre de commerce de Turin, rapporte ANSA.
« Avec Futurae, nous voulons donner au système national une contribution aux politiques d’inclusion des étrangers, en poursuivant des activités de formation pour les aspirants entrepreneurs » a ajouté Fabio Pizzino, coordinateur national du projet pour Unioncamere.
Au cours de la réunion, Redouane Mouhafid, un entrepreneur marocain propriétaire de la pizzeria La Granaja à Ivrea, et Gerardo Sanchez, propriétaire de la boutique Al Chile LABoutique à Turin, ont raconté leur histoire.