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Mobilité électrique: Les premiers résultats de la feuille de route dévoilés

Les premiers résultats de l’étude « FEUILLE DE ROUTE DE MOBILITÉ ELECTRIQUE – MAROC » ont été présentés hier au siège de la CGEM à Casablanca. Les parties prenantes ont marqué leur engament pour  cette nouvelle étape de la feuille de route en y apposant leur signature. Ils souhaitent, au moyen d’une large gamme de nouvelles mesures et de batterie de recommandations, atteindre ensemble les ambitieux objectifs d’augmenter la part de véhicules rechargeables parmi les nouvelles immatriculations de voitures de tourisme.

La feuille de route finale présente les recommandations formulées en phase 2 et basées sur des informations de la phase 1 pour atteindre ensemble les ambitieux nouveaux objectifs fixés pour fin 2035. Les recommandations sont combinées pour formuler un plan politique quadriennal pour 2023-2026. A titre de rappel, l’objectif de la première phase était d’avoir un aperçu complet sur le marché des véhicules électriques et infrastructures de recharge au Maroc.

« La mobilité électrique des deux roues à déjà atteint l’objectif escompté, celle des voitures est prévue pour 2026 (TCO) et celles des bus en 2030 (TCO). Le marché des bornes de recharge représentera entre 2,5 et 4 milliards de dirhams en 2035 et représentera encore plus pour les infrastructures électriques en amont. Last but not least, la filière constitue une importante opportunité de dépolluer nos villes, et de décarboner le secteur, à condition d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et de coupler des sites de recharges à des installations solaires », selon Badr Ikken, vice-président de la Commission économie verte de la CGEM et Président exécutif – Gi3.

Communiqué de la CGEM

L’objectif de cette étude était de contribuer à l’élaboration d’une feuille de route nationale concertée relative à la mobilité électrique et durable, qui servira de base pour la définition des politiques publiques nécessaires, tout en préparant les entreprises marocaines aux mutations en cours dans ce secteur et en faisant émerger une offre locale adaptée, touchant à la fois les infrastructures, l’industrie et les services. 

En effet, le secteur du transport fait massivement appel à des véhicules fonctionnant avec des combustibles fossiles, consomme 38% de l’énergie finale du pays et arrive en 3ème position des secteurs émetteurs de Gaz à Effet de Serre (GES) avec plus de 16% des émissions totales.   

Cette démarche vers une mobilité durable présente ainsi des avantages économiques importants et limitera la dépendance énergétique du Maroc vis-à-vis des pays tiers, tout en réduisant les émissions de GES et en contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable de notre pays et de consolider son positionnement en tant que leader dans les énergies renouvelables.  

Les résultats de cette étude sur la mobilité électrique s’articulent autour des points suivants :  

1 – La démocratisation des véhicules électriques accompagnée de politiques visant à stimuler la demande et à réduire les barrières financières à l’adoption, à travers des incitations fiscales et non fiscales limitées dans le temps. Cependant, un schéma progressif de mise en place de ces dispositions doit être envisagé pour éviter toute perturbation des finances de l’Etat.  

2 – La couverture de l’ensemble du territoire en infrastructures de chargement, et l’élaboration d’un programme nationale dans ce sens, tout en favorisant la fabrication locale.  

3 – Le développement d’une base industrielle nationale pour la production et le recyclage des batteries, ainsi que pour la production et l’installation des bornes de recharge pour les véhicules électriques. Cette initiative pourrait constituer une nouvelle filière industrielle intégrée pour le pays, qui pourrait générer des emplois, des revenus et attirer davantage d’investisseurs étrangers. 

4 – L’adaptation du système électrique national afin d’absorber la demande supplémentaire générée par la mobilité électrique, avec la mise en place concomitante de mesures de gestion de la demande.  

5 – L’importance d’une gouvernance multipartite via la création d’une commission nationale regroupant les différentes parties prenantes des secteurs publics, industriels et académiques. Cette commission aura, notamment la mission de suivre l’avancement de la mise en place du plan d’actions défini, d’un commun accord entre les parties prenantes et un certain nombre d’indicateurs de performance.  

Ces recommandations seront au cœur de l’action de la CGEM et de ses partenaires publics et privés. Une nouvelle impulsion sera donnée au travail accompli en lançant prochainement une seconde phase de cette étude. Cette nouvelle étape portera sur tous les volets de la mobilité durable et se concentrera, notamment sur le transport en commun et l’intermodalité, l’aménagement du territoire, la mobilité intelligente, l’adoption de combustibles alternatifs, etc. 

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