Campagne de boycott : La CGEM évalue l’impact

« Seules 4% des entreprises sondées (623) ont connu des répercutions liées au boycott. La quasi-totalité d’entre-elles déclare avoir néanmoins poursuivi son activité normalement ». C’est en substance ce qui ressort du dernier Baromètre de conjoncture réalisé par la CGEM au titre du 3émé trimestre. Interrogés sur les raisons à l’origine du mouvement de boycott au cours des derniers mois, les dirigeants évoquent principalement la cherté des produits visés, la dégradation du pouvoir d’achat ou encore le manque d’efficacité du conseil de la concurrence, note-t-on.
Situation macro et microéconomique : la confiance globalement faible
Par ailleurs, seulement 14% qui en ont une opinion positive, la situation économique actuelle du Maroc est plutôt négativement perçue par les dirigeants interrogés. Le taux s’attendant à une amélioration de cette situation est également parmi les plus bas observés et reste en deçà des 40%.
L’analyse détaillée révèle qu’à l’image du précédent trimestre, les plus grandes entreprises affichent le jugement le plus sévère vis-à-vis de la situation actuelle du pays, seuls 5% d’entre-elles la décrivant comme positive. Le secteur tertiaire est par ailleurs celui qui se montre le plus significativement optimiste quant à une amélioration au cours des 3 prochains mois.
S’agissant du secteur d’activité de l’entreprise, la situation actuelle est jugée satisfaisante par ¼ des dirigeants, et seulement 20% d’entre eux pensent qu’elle s’est améliorée au cours du dernier trimestre Ce taux est par ailleurs 2 fois plus faible dans le secteur des BTP. Les projections d’amélioration de la situation au cours des 3 prochains mois sont plus positives, mais avec un taux moins élevé que celui relevé lors du 2ème trimestre.